Le Seigneur des Aînés - La saga des retraites (introduction)
« Être vieux, c’est être jeune depuis un peu plus longtemps que les autres » Le Chat, de Philippe Geluck
Personne ne m’objectera que commencer une réflexion sur un sujet aussi pesant que les retraites par un brin de légèreté ne fait pas de mal. Revenons maintenant à nos pensions.
Les médias regorgeant d’analyses en tous genres traitant tant de l’aspect politicien du problème (positionnement du gouvernement, de l’opposition, des syndicats, appels à la grève, rapports de force, etc…) que dédites « alternatives » s’offrant à nous au moment d’engager une réforme « indispensable » (curseurs de l’âge, pénibilité, privé-public, etc…), je ne m’engagerais pas dans des réflexions stériles que vous pourrez retrouver au rayon presse par packs de douze avec 20% offert en tickets Leclerc sur présentation de votre carte Pense-bête(s).
J’aimerais au contraire, à l’occasion de ce dossier en trois parties, m’attarder sur d’autres dimensions du débat, qui m’apparaissent revêtir un plus grand intérêt :
La confusion qui s’est emparée d’une jeunesse qui manifeste sans s’en rendre compte au nom de l’égalité tout en agissant en réalité contre le fondement-même du pacte social français : la solidarité du système par répartition.
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Le paradoxe d’une civilisation de la jeunesse qui érige la Retraite comme horizon suprême et indépassable d’une vie où le travail est devenu corvée.
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Le débat autour de la réforme des retraites, en tant que révélateur de l’asphyxie bipolaire et immobiliste d’un système politico-médiatique manichéen qui érige en valeur suprême la confrontation, n’est qu’une joute médiévale entre des chevaliers bornés.
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