La diplomatie : un jeu d'enfant ? (Regarde ailleurs !)

Publié le par Pense-bête(s)

regarde-ailleurs---cote-pense-bete-s-.png Ceci est la première édition de "Regarde ailleurs", la nouvelle double rubrique de Pense-Bête(s), en partenariat avec le webzine Regards d'ailleurs. Deux fois par mois, nos deux équipes vous proposeront deux articles totalement différents écrits à partir du même sujet de départ.

Aujourd'hui : "La diplomatie : un jeu d'enfant ?"

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(c) Pense-bête(s) Il y en a qui partent, d’autres qui arrivent. Mais les années passent et ils se ressemblent. Venant d’horizons diamétralement opposés, ils sont tous rassemblés dans la même classe, ce qui cause souvent quelques frictions.

Rapidement, des groupes se forment, des alliances se nouent, des regards de défiance s’échangent. Certains prennent l’ascendant sur leurs camarades : il s’agit souvent des plus expérimentés, mais il n’est pas rare de croiser un ou deux jeunes coqs qui montrent le torse pour tenter d’imposer leur pouvoir.

Chacun tente de dicter sa règle, d’imposer sa domination, de tracer ses frontières. La violence étant prohibée par la (pièce) maîtresse, Mlle Honu, il faut bien s’arranger autrement pour obtenir ce que l’on veut.

Il y a bien le vol ou l’ « appropriation abusive », mais ces pratiques ont l’inconvénient de nous obliger à comparaître devant les juges de la Cour de l’Ecole, qui ne sont pas toujours cléments : le risque d’être mis au ban(c) de la communauté n’est pas négligeable.

Il y a aussi la possibilité de monter les uns contre les autres pour mieux imposer sa volonté : diviser pour mieux régner. On peut faire chanter ses adversaires, organiser des « fuites » d’informations sensibles, révéler les secrets compromettants d’anciens alliés aux oreilles indiscrètes, ou encore menacer de dénoncer un camarade à l’Autorité. Tous les coups sont permis : on peut étaler au grand jour des trahisons, dévoiler des infidélités, divulguer des secrets d’Etat ou même se mutiner contre son propre chef.

Mais généralement, ce qu’ils préfèrent, c’est le troc : ils échangent entre eux des choses insignifiantes pour tenter d’augmenter leur propre pouvoir, comptant sur le bénéfice d’une petite spéculation ou d’une infime arnaque pour accroître leur patrimoine, tentant désespérément de dépasser la ridicule marge de manœuvre qui leur est offerte. Ils peuvent ainsi monnayer territoires, armes, munitions, moyens de transports, otages, denrées alimentaires, influences et alliances avec la plus grande fermeté.

La proie privilégiée des vieux habitués, c’est bien sûr les petits nouveaux, qu’ils se font un plaisir à brimer, pour les garder dans leur giron au cas où un conflit éclaterait. Mais il arrive que certains réussissent à s’émanciper de leur tutelle et parviennent à gagner le respect de la communauté en travaillant dur.

Ce qui domine pourtant leurs rapports, c’est l’irrationalité. Il arrive que certains piquent des crises à cause d’un incident mineur, ou se mettent à exiger des broutilles sans raison. Il arrive même parfois qu’un petit s’en prenne à un grand qui fait trois têtes de plus que lui, en sachant pertinemment qu’il va se faire ratatiner. L’honneur et la réputation étant déterminants dans les rapports de force qu’ils entretiennent, leur amour-propre est très sensible. Il faut réfléchir à deux fois avant de froisser l’orgueil de l’un d’entre eux, car il serait capable de vous prendre en grippe en dépit des intérêts de son clan.

regarde-ailleurs---cote-pense-bete-s-.pngMais il ne faut pas se leurrer : leurs agissements ont des limites. Quand la confrontation commence à chauffer un peu trop, quand le ton monte, quand ils commencent à avoir peur, ils finissent souvent par appeler la maîtresse pour qu’elle intervienne et mette fin au conflit en punissant les coupables. Malheureusement, cela règle rarement le problème, qui ressurgit à la récréation suivante.

 

Le Pandiculateur

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heol 07/03/2011 16:36


Intéressant le travail, en collaboration, réalisé sur deux articles traité différemment. Le bon sens voudrait que... mais les politiciens ont l'air de l'avoir perdu ou ne le connaisse pas.